Talbi One - طالبي وان
Bni Snassen, du côté de Berkane, ont enfin trouvé leur porte-parole. Il s’appelle Talbi One et il est tout simplement talentueux et surprenant. Sa voix et sa musique sont invraisemblablement uniques au monde avec une petite touche de marocanité. Il a décidément un don du ciel éblouissant et frappant.
D’origine berkani, Talbi One, de son vrai nom AbdelKader Talbi, est né dans une famille bercée par le son musical le plus inouï du père qui était un chantre traditionnel dans les années 60 jusqu’aux enfants, deux garçons et deux filles dont notre personnage énigmatique, qui animaient par leur vocation forte de devenir de grands interprètes, ils ne manquaient nulle occasion pour se faire connaître.
Notre Kader fut guidé depuis son plus jeune âge à poursuivre des cours au conservatoire de sa ville natale, d’ailleurs il devint le meilleur de sa génération en ce qui concerne le jeu du violon, il n’avait plus de secrets pour lui, et pourtant son professeur lui recommanda fortement de se donner plus au chant. Chose qu’il exécuta quelques temps après.
En quête de succès à l’instar des frères Bouchnak ou encore des frères Migri, il fit ses premiers pas aux côtés de ses frères dans ce qui était appelé à l’époque « Mousaba9ate al Moudoune » où Berkane remporta le premier prix. Ensuite, ils s’engagèrent à sortir un premier tube « Wallah ma Qadite » qui eut un succès intéressant et les fit connaitre au monde en 1993.
C’était bien confirmé, leur style était bien choisi, le reggada. Cet art ancestral qui consistait à une rythmique bien précise des pieds donnant l’impression d’un bataillon qui approche mais aussi aux mouvements bien définis des épaules, faisant vibrer ainsi des milliers de personnes à travers pas juste le Maroc mais le monde entier.
Pourtant la formation pris rapidement fin pour qu’il se lance en une carrière solo des plus prometteuses. Treize ans après son succès collectif, il revient avec une nouvelle problématique celle des immigrés clandestins dans son « Qalou Zouama ». « Sougui bellati » est sans doute son chef d’œuvre, d’ailleurs c’est ce titre en 2006 qui lui a valu le succès où il baigne aujourd’hui.
Inspiré de la culture nord-est du Maroc, mais surtout de la rythmique du reggada qu’il sorti plusieurs albums réussis et sillonnant des terres encore inexplorés de cette musique ancestral qui continue d’amener à sa cause de nouvelles recrues que ça soit en Europe, au Canada et même partout au monde. Il est d’ailleurs à l’affiche de plusieurs festivals dont celui d’Oujda du Raï.
Il compte à son actif aujourd’hui plus de huit albums dont il a réalisé plusieurs vidéo-clips en collaboration avec pas mal d’artistes marocains bien connus comme pour le cas de « L’car bta Aalia » mettant en scène Jawad Sayeh, Karima Yissate et L’Algérien Mustapha Bila Houdoude.
Il est bien incontestablement le meilleur du reggada !


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