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Jil Jilala  

Jil Jilala - جيل جيلالة


Pays   : Maroc


Quand on évoque Nass El Ghiwane, Jil Jilala vienne immédiatement à l’esprit et ce probablement parce qu’ils ont beaucoup de points communs, de la période où ils sont apparus jusqu’aux mélodies composées et choisies avec soin. Leurs textes ont cette même ferveur de militantisme pour un avenir bien prometteur à un Maroc dont ne connaissait que peu à l’époque, dont on ne pouvait donner le moindre petit avis sur le bon ou le mauvais fonctionnement d’un état de grâce. Ils venaient dire à voix haute ce que la plupart pensent tout bas. Ils étaient apparus pour la révolte, pour prendre aussi la relève de leurs prédécesseurs Nass El ghiwane, Larsad, Lemchaheb et d’autres. Ils ont choisi le Gnawi et c’est par et pour le Gnawi qu’ils vivent.

Ils sont une sorte de « Rolling stones » second du Maroc qui compte à leur actif plus de 30 années de productions, de tournées, de concerts, de manifestations sur des scènes marocaines ou à l’étranger. Ils se sont formés dès les années 70 exactement en 1972. Ils étaient six valeureux marocains jaloux de leur patrie qu’ils se sont décidés de se lacer dans la composition et le chant. Pour cela, Hamid Zoughi, Mohamed Saâdi, Mohamed Darham, Moulay Tahar Asbahani, Sakina Safadi et Abderrahman Paca se sont munis de leurs instruments et leurs textes qui font chaud au cœur et se sont hissés au milieu de la nouvelle vague Gnawi qui s’était abattue sur le pays.

Leur premier passage à la télévision était à la même année de leur formation, ils avait un son nouveau qu’il était difficile de s’y accommoder dès cette première apparition, pourtant ils ont eu un grand succès grâce à leurs « Laklam Lamrasaâ », « Alâar abouya », « Jilala », « Lajouad ». Malgré la dure concurrence avec Nass El Ghiwane, ils purent se faire une place et se produire à l’Olympia l’année suivante. Leur réussite était bien énorme.

Pourtant vers la fin de l’année 1976, les Jil Jilala plièrent bagages en ce qui concerne le Gnawi pour laisser le champ à leur rival de toujours Nass El Ghiwane, pour se tourner vers Malhoun, auquel ils firent des prestations des plus étonnantes, plusieurs changement au sein du groupe virent jour mais l’authenticité et l’énorme talent étaient restés les mêmes. Leurs reprises pour « Chamâa » et « Lotfya » étaient tellement réussies que même Toulali en était resté sidéré.

1985 était décidément l’année où la formation Jil Jilala avait pris malgré tous les essais de la part de Darham pour rallier à sa cause de nouvelles figures et sauver le bateau du naufrage. Deux ans plus tard, c’était bien confirmé que Jil Jilala n’avait de fans qu’hors leur pays d’origine, d’ailleurs l’accueil qui leur avait été réservé en 1995 à Rabat en est la pure preuve irréfutable. Mais ce n’est que quelques temps plus tard qu’ils se prirent en main pour ressortir un nouvel album les faisant renaître de leurs cendres.

On remarque d’ailleurs à peine les traces du temps lors de leur passage sur scène que ça soit au niveau nationale ou à l’étranger. Ils resteront sans aucun doute les éternels mythes toujours vivants et encore produisant le meilleur d’eux même.



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