Stati Abdelaziz - ستاتي عبد العزيز
Il est indéniablement le chanteur chaâbi qui a le plus bercé notre jeunesse et qui a amassé le plus de succès que ça soit au niveau nationale ou ailleurs. On se rappelle bien de cet homme détenant magnifiquement un violon et puis laissant danser un sixième doigt à la main au rythme des mouvements de son jeu, il s'agit bien sûr de Stati.
Alarbaoui Abdelaziz, dit stati, a poussé ses premiers cris en 1961 à Al Aounate non loin d'El Jadida dans une famille nombreuse. Elle était constituée de quatre garçons et cinq filles d'un père agriculture et d'une mère femme au foyer. Ses parents étaient bien décidés d'offrir à leur progéniture la meilleure éducation possible. Mais abdelaziz quitta l'école très tôt, il n'avait certainement pas la tête aux études. donc très jeune, il se retrouva aux champs aux côtés du paternel, mais il n'en était pas tellement réjoui. Il préférait s'endormir sur une verdure apaisante ou du moins écouter de la bonne musique sur radio. L'initiation à l'art du violon s'est faite grâce à un oncle, Bouchaib Bourahhal. La première fois que ses mains eurent à toucher son instrument de prédilection, fut si intense que son cœur ne s'arrêtait point de battre de plus en plus vite, il suait de partout et convoitait secrètement le sien. C'est pour cela qu'à 12 ans, il fit le cap vers Casablanca, cherchant désespérément de l'emploi, avec pour seul objectif acheter un violon. Il l'obtint à 350 dh et décida de se consacrer à la musique. Par hasard ou par chance, en rentrant au foyer familial, il arrive au même moment que le moussem de Sidi ghaleb, la troupe de Settat manquait d'un violoniste. C'était une occasion pour lui à ne pas rater et puis il ne lui a fallu que quelques jours pour séduire toute une population et se faire des premiers admirateurs. 4 ans au sein de la troupe, il en joua de l'Aita jusqu'au zaari en passant par marsaoui et autres. Ensuite, il eut la chance d'intégrer une nouvelle troupe à la place de son idole Salah Smaili après son décès. En 1985, il décide de monter sa propre troupe, il eut tant de réussite surtout après la sortie de " Moulate laayoun lakbar, zinatte attabssima, ach semmak lah" et "Moualy ettaher".
Stati est une figure marocaine reconnue à l'échelle mondiale surtout après les fameux tubes " 3tini lvisa o lpasseport" et " Bye bye a mon amour, ètal ghedda wirje3 lbabor". On le voit souvent accompagné des chikhates donnant des concerts un peu partout au royaume maussi revenant avec de la nouveauté à chaque passage dans des émissions télévisées. Ses chansons sont bien basiques, bien simplistes inspirés d'un mode de vie quotidien qui laisse l'auditeur toujours attaché à son Maroc, sa patrie, sa terre mère.
Un seul conseil: "Savourez stati!"




un artiste que j aime beacoup il a des talons des jolies chansons